Philosophie de comptoir

28 Dec 2014

Le morceau que je vous propose aujourd’hui représente un peu plus que la chanson du jour. Je suis retombée dessus par hasard, a la radio, lorsque je revenais en voiture d’une promenade dans la campagne, aux abords du village ou j’ai grandi. Mes parents l’écoutaient, je m’en souviens parfaitement. Si elle résonne encore plus fort en cette fin d’année 2014, c’est qu’elle correspond a la nostalgie et a l’ambivalence des sentiments que je ressens au terme des 10 jours que je viens de passer en France, au sein de ma famille. Ouvrir des albums photos, prendre le temps de poser des questions et de lever certains tabous, revoir de très vieux amis, arpenter les trottoirs que j’ai usé pendant toute mon adolescence. Ce séjour aura été particulièrement intense. Cela fait des années que je n’ai pas passé autant de temps ici, immergée dans le passé. Ca n’a pas été facile tous les jours. Je me rends compte que j’ai beaucoup changé, et que certaines choses ici semblent immuables. Mais ne le sont pas des qu’on gratte un peu. J’attendais ces célébrations de Noel avec beaucoup d’impatience et d’excitation. Bercée par mes envies de nature, de repos, de lumières de bougies, de soirée sur le canapé. Bercée par les illusions d’internet aussi, bercée par tous ces médias, par ces instants fabriqués que la toile nous offre, images figées de familles unies autour d’une table bien remplie, de bonheur et de Noel parfait. Je ne me plains pas. Mais quelques conversations plus profondes, a cœur ouvert, quelques désaccords et quelques ajustements m’ont demandé beaucoup d’énergie. Je pourrais ressortir de cette parenthèse un peu énervée, un peu aigrie, un peu déçue. Mais au final, j’en ressors reconnaissante. Je me rends compte que je suis encore capable de passer des heures à écouter, à accepter, à négocier, à mettre les choses en perspective. Je suis capable de dire les choses aussi. Je suis capable de faire le deuil d’un monde idéal que je créais dans ma tête. Le retour aux sources n’est pas toujours facile. L’authenticité ne se mesure pas au nombre de photos partagées sur internet, ni au nombre de cadeaux au pied du sapin. L’authenticité c’est passer du temps avec ceux qui nous entourent, que l’on croit proches mais qui sont parfois si loin, si différents de l’image que l’on en avait. Je vais partir d’ici sereine. Je ne me mentirais pas a moi-même. Accepter de voir les defauts, les failles, et les accepter vraiment. Les miens et ceuxs des autres. Humble devant les choses que je ne pourrais influencer, je me prépare a affronter une année 2015 pleine de challenges humains, ou il me faudra etre forte pour soutenir et accompagner, meme de loin, les personnes et les choses en lesquelles je décide de croire.

 

Pourquoi est ce que je vous dis ca ? Parce que je sais bien que les fetes ne sont pas faciles pour tout le monde. Parce que le monde qui nous entoure nous met parfois la pression. Parce qu’on prone le retour aux bonheurs simples, aux instants paisibles. Mais que ce n’est pas toujours aussi facile. Et qu’il nous faut l’accepter et choisir nos batailles. Alors faites vous une faveur pour cette année a venir.

 

Offrez vous la sérénité d’accepter (vraiment et sans les camoufler) les choses que vous ne pouvez changer, le courage de changer celles qui le peuvent (en profondeur, et pas seulement en apparence), et surtout, la sagesse pour en connaitre la différence.

 

 

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