Si on m'avait dit...

24 Feb 2015

Que je me tiendrais un jour dans la meme piece que Kate Moss et Naomi Campbell, je ne l'aurais pas cru. Pas parce que je ne les aime pas, juste parce que je n'aurais pas vraiment vu pour quelle raison. Mais ca, c'etait avant la Fashion Week.

Oui, la Fashion Week. Vous avez bien lu. Moi, mon kiffe pour les choses simples. Et la Fashion Week a Londres. Il faut avouer que c’est un combo assez improbable.

 

Mais voila, j’ai une copine en or (que vous retrouverez bientôt sur le blog!) qui travaille pour un magazine féminin en Suisse. Et cette même copine en or a parfois une invitation en double, qui traine. Et comme je suis une grande curieuse (et que j’ai une copine en or... Oups, pardon, je radote), eh bien j’adore mettre les pieds dans des univers loin du mien, juste pour voir. Juste par curiosité. C’est donc comme ca que la Fashion Week débarque dans ma vie. Tadaaaam !

 

J’avais déjà pu assister en automne dernier a un chouette défilé dans un hangar de la London School of Hygiene and Tropical Medecine (cherchez pas le rapport, y’en a pas) et c’était assez marrant d’être la. Absolument imprévu, donc en guenilles, legging a motif et gilet serpillère, au milieu de toutes les fashionistas du coin, venues se pavaner sous l’oeil des photographes. Car la fashion week se passe de toute évidence autant sur les trottoirs que sur les catwalks. On a beaucoup ri, on s’est moquées, et j’ai découvert qu’un défilé, c’est 12 minutes de passage pour 15-20 minutes d’attente. Mais c’était une chouette expérience.

 

Cette année, pour la première édition 2015, j’ai pu participer a la soirée de lancement du dernier magazine Dash (qu’évidemment je ne connaissais pas avant, hein). Boissons aux gouts improbables, popcorns chelous, musique à fond, manucure gratuite, plein de cadeaux, c’était court, pas vraiment hyper intéressant en soit, mais rigolo. Je n’avais pas prévu de vous en parler, pas du tout prévu de faire un article la dessus.

 

Et puis voila, je me réveille lundi matin avec un message de ma copine-en-or, toute excitée, qui me dit qu’elle a reçu une invitation en extra pour THE défilé londonien par excellence. Burberry, 13h, dans les jardins de Kensington. Bah oui mais moi je travaille le lundi. Mais bon, quand même, ca vaut peut être le coup de rallonger ma pause déjeuner et de rester une heure de plus le soir derriere mon ordi. Même si pour moi, Burberry c’est « Madame Burberry » dans The Faculty, ou au mieux  des trench-coats avec un imprimé intérieur a carreaux. C’est la que s’arrêtent mes connaissances.

 

Mais comme j’ai aussi un job en or, je peux me libérer pour courir, ni une ni deux, en direction de Perk’s field. Et me voila au milieu des photographes, des personnes-certainement-connues du milieu, me sentant un peu comme Cendrillon, pas du tout a ma place. En dehors de ma zone de confort. Mais genre vraiment en dehors. Mais j’ai une super copine (en or) ne collant pas du tout aux cliches insupportables du monde de la mode (mais si, on la kiffe ta salopette en cuir poulette), pas blasée du tout par ce qu’elle vit, qui me fait me sentir bien au milieu de tout ce petit monde.

 

Jusque la, je n’avais pas non plus prévu de vous en parler. Certes le lieu est impressionnant, l’ambiance électrique, mais j’attends de voir.

 

Et puis le défilé commence. Je ne m’attends pas à quelque chose de spécial.  D’un seul coup, le rideau se lève, musique à fond, concert qui commence sous le hall. Et puis les mannequins arrivent, les photographes s’affolent, les flash crépitent. Et la magie opère. On oublie les clichés, on oublie toutes les aberrations du secteur de la mode, on oublie tout et on profite.

Je suis absolument subjuguée par l’ambiance, emportée par la musique complètement rock (la chanteuse, Clare Maguire, porte surement une minerve a l’heure qu’il est, le headbang c’est pas si simple!), par les chœurs répartis un peu partout dans la salle, composés de l’équipe de production, et je suis en admiration totale devant les tenues. Je n’aurais jamais cru dire ca un jour.

Mais les silhouettes sont superbes. Des couleurs et des imprimes bohèmes et 70’s, de la suédine, des franges partout, de la dentelle, et surtout, des vêtements relativement portables. Alors je ne sais pas si les spécialistes auront apprécié, je ne sais pas si Burberry aura rempli sa mission-fashionweek-2015, mais à vrai dire, je m’en fiche un peu. Je n’ai presque pas pris de photos, j’ai juste regardé (de toute façon la mémoire de mon foutu Ifon était trop pleine).

Voici donc quelques cliches pris a la va vite, et d’autres récupérés sur Internet et IG dans la foulée.

 

Gros coup de cœur pour la cape/manteau/veste/par-dessus/j’en sais rien, lie de vin, a franges, et pour la robe noire et bleue. Idem pour la robe translucide beige et le combo franges-broderies ci dessous! 

Vous retrouverez tous les looks ici, en pied ou en mouvement !

 

La vidéo du Final, je n’ai pas pu m’en empêcher ! Et pour plus d’infos techniques, pour le défilé décrypté par des professionnels, je vous renvoie à cet article (ecrit par une copine-en-or)!

 

C’est sans doute ce qui m’aura le plus marqué, et c’est pour ca que je me suis dis que je voulais vous en parler: j’ai aimé les vetements, et dans un monde ou le budget ne serait pas un paramètre à prendre en compte, j’aimerai même en porter certains. Enfin une pale copie de chez Primark m’ira aussi ! On fait avec ce qu’on a.

 

Mais y’a pas a dire, que l’on aime ou pas cet univers, que l’on trouve ridicules, ou pas, les personnes inconnues qui s’habillent comme au Carnaval pour se faire prendre en photo (galerie des curiosites par Emilie, ici), assister a un défilé pareil, ca fout des étoiles (et des confettis dorés) dans les yeux. Et je voulais partager avec vous un peu de cette magie. A Londres, on croise parfois des gens de manière imprévue (kikou Clemeeeeence) un lundi midi, on se retrouve dans des endroits ou l’on ne devrait pas être, et alors, tout semble possible!

J’aime les choses simples, oui. Mais comme tout le monde, je ne suis pas contre un peu d’extraordinaire de temps en temps ;)

 

Merci Londres, et merci Emilie, you rock !

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