Miettes jordaniennes

17 May 2015

 

Voilà, je viens de poser le pied en Turquie, à Istanbul. Je vais y passer 2 semaines, et je sais déjà que j’aurais plein de choses à vous raconter ! Mais pour le moment, c’est l’heure du bilan jordanien !

 

J’ai passé une semaine en Jordanie pour des raisons professionnelles, et même si je n’ai pas pu en voir grand chose (et oui, le voyage est beaucoup moins glamour quand on reste enfermé dans une salle toute la journée), j’ai pu au moins en ressentir quelques vibrations !

 

Mes 5 jours à Amman, en capitale, ont été suivis par 2 jours de weekend à la Mer Morte, dans un superbe hôtel, dans un cadre luxueux bien éloigné de ce que je recherche et vis d’habitude. Mais je dois avouer qu’après une semaine très intense, cela n’a pas fait de mal de se prélasser au bord de la piscine, et de se laisser (sup)porter par une eau à 44% salée ! Voici donc en quelques mots MA Jordanie !

 

 

Amman la calme.

 

Amman était dans mon imaginaire une capitale d’Orient fourmillante de vie et de bruits. J’ai donc été surprise de découvrir une ville plutôt calme, certes très étendue, mais assez organisée. A condition que l’on sache à quel rond point correspond son quartier, et vice versa. First, seven circle ? Je m’attendais à une Beyrouth, j’ai finalement trouvé des rues nommées, des trottoirs pavés (bien que défoncés) et des taxis signalés. Les bornes qui encadrent la route, phosporescentes, semblent sorties d'un dessin-animé. Les bâtiments, pas toujours terminés, ou peut être déjà effondrés (le ciment à base de sable uniquement, ça ne fait pas long feu) se déclinent dans des camaïeux de beige et de gris, donnant à la ville une allure de château de sable dévorant les nombreuses collines ! Les chats errent dans les rues, à l’assaut des poubelles, et les marchands de pain poussent leurs chariots. La course à la ceinture de sécurité est perpétuelle dans les taxis, et bien souvent illusoire ! Traverser la route est aussi un challenge qu’il faut apprendre à relever, au risque de rester coincé un bon moment sur le bas côté !

A 4h du matin, puis plus tard, plusieurs fois par jour, le son du muezzin vous tire du sommeil ou vous invite à rentrer  tout doucement dans la nuit. Les shawarma, les salades et les jus de citron-menthe glacés sont autant de petits plaisirs pour le palet, mais le ventre, au bout d’un certain temps, appelle au calme et à la sobriété ! Amman regorge de petits restaurants, bars à chicha, bars tout courts, et boutiques diverses et variées : Rainbow street, la rue la plus touristique d’Amman, est calme en semaine mais se met à bouillonner quand vient le jeudi soir, à l’approche du weekend ! Et toujours, les cerfs-volants dans le ciel.

 

 

La Mer Morte, un lieu hors du temps.

 

Le long de la route en direction de la Mer Morte s’enchainent lauriers en fleurs, champs arides ou cultures de bananes. Les troupeaux de chèvres, de moutons et les chameaux tiennent compagnie aux familles agglutinées sous les arbrisseaux, autour d’un barbecue de fortune, au milieu des détritus. Etrange vision. Les boutiques de bouées et autres accessoires de plage sortent de nulle part et font le bonheur des enfants, qui sortent en courant des voitures garées aléatoirement en bord de route. Puis vient un grand virage, et l’on voir au loin une étendue d’eau. Ou peut être est-ce un mirage ! On passe un checkpoint, puis un second, qui nous rappellent que nous sommes dans un coin du monde qui n’a de calme que l’apparence. Au loin, la Palestine !

L’entrée dans l’hôtel se fait doucement, au rythme du service local, et la découverte n’en est que plus appréciée. On plonge dans la piscine, on observe les familles. Beaucoup de locaux, probablement fortunés, viennent passer le weekend dans le resort, accompagnés de leur nanny philippine ou indonésienne. Quelques expatriés viennent combler cet étrange tableau. On se tartine de boue, on met un orteil dans la Mer salée… et on se laisse porter. La sensation est étrange, le corps fait soudain ce qu’il veut, et plus seulement ce qu’on lui commande. On bouge, se retourne, et flotte, en faisant attention à ne pas éclabousser trop d’eau, qui si elle touche les yeux, risque d’écourter la baignade. On sent toutes les petites coupures et égratignures que l’on a sur le corps, mais rien de bien douloureux ! On s’amuse encore et encore ! On se repose, on se laisse aller. Et puis il est temps de sortir, le temps de bain conseillé est de 20 minutes, et on prend enfin une douche bien méritée. Et au loin, toujours, la Palestine. Les conversations de piscine n’ont jamais été si lourdes de sens. Une petite fille certifie à sa maman qu’ « Israël va gagner. Ils ont les armes, Maman. » Et puis le serveur interrompt vos rêveries et vous annonce que, désolé, le plat numéro un que vous avez commandé n’est pas disponible, tout comme l’option numéro 2, 3 et 4. Le service, parfois un peu rude, vous surprend, mais finalement, c’est bien de l’autre coté de la rive que votre regard se perd, et quand vient le soir, les lumières qui s’allument là bas semblent crier « Yallah, la vie continue ! ».

 

 

Et puis on reprend le taxi, l’avion, et c’est déjà fini...

 

 ...Enfin pas totalement!L'aventure continue en Turquie! Retrouvez-moi sur IG!

 

 

 

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