Lectures #5 - Encore de l'aventure!

21 Jun 2017

Je vous propose cette fois un récapitulatif de mes dernières lectures, qui sans surprise, tournent autour de l'Aventure avec un grand A: Exploratrices et espionne des temps passés, aventuriers navigateurs des temps modernes, vie alternative en pleine nature et découverte des mystères de la forêt, ou encore Van life, vous êtes prêts?

 

 

 Résumé :

" Qu'ont-elles en commun, toutes ces femmes aux personnalités si fortes ? Sinon l'intrépidité et le talent unique de savoir reconnaître leur instinct et soutenir leur désir. " Les grandes aventurières ne sont plus seulement des courtisanes: ce sont des conquérantes d'un type nouveau apparu dans la première moitié du XIXe siècle. Des femmes qui voulaient être des géographes, des botanistes, des ethnologues - bref des exploratrices à part entière ! Et elles ont conquis le monde, d'est en ouest et du nord au sud, le collet bien monté, pour que leur vertu ne soit en rien suspectée, leur corset étroitement lacé. Mais sous leur armure vibraient des émotions violentes, des sentiments brûlants. Et beaucoup ont vécu des amours, qui, pour être secrètes, n'en furent pas moins passionnées.

 
Mes impressions :

Dans la catégorie des aventurières et femmes du monde, on est servi avec cet ouvrage. Chaque chapitre parle d’une, ou de plusieurs, femmes différentes. Nous y découvrons leurs itinéraires, leurs chemins de vie, et leurs chemins tout court. Mon seul bémol à cet ouvrage passionnant, c'est le format... chaque « aventure » un peu trop courte. Mais il a le grand mérite de piquer notre intêret et d’attirer notre attention sur des personnages hauts en couleurs et inspirants. Libre au lecteur de prendre des notes et rechercher ensuite d’autres sources et ouvrages parlant de ces héroïnes. J'aime particulièrement les périodes auxquelles elles sont rattachées, et l'éclairage sur les moeurs de ces temps parfois pas si anciens! Une bonne entrée en matière pour qui s’intéresse au sujet, en somme.

Le résumé :

L'espionne, c'est Mata Hari, condamnée en 1917 pour espionnage au profit de l'Allemagne puis fusillée après une parodie de procès. Paulo Coelho s'empare de la légende pour narrer le destin exceptionnel d'une femme non moins exceptionnelle. On reconnaît tout le talent de l'écrivain quand il retrace le contexte historique et qu'il plonge ses personnages dans divers événements. On y croit et l'on s'y croit. Danseuse, courtisane, agent des services secrets, Mata Hari reste encore aujourd'hui un mystère, une figure insaisissable. L'espionne célèbre une liberté chèrement payée.

 

Mes impressions :

Je pensais que Mata Hari était une grande espionne, que ce livre allait me révéler des secrets du passé et me faire rêver à une carrière de grande aventurière. Finalement, j’ai découvert la vie d’une femme que rien ne prédestinait à une si grande renommée, qui elle-même n’en avait conscience que partiellement, et qui aura finalement subi un destin tragique. Je suis assez mitigée sur le fond, car je suis un peu déçue par le personnage. Mais je suis en tout cas super contente d’avoir lu ce livre, bien écrit, et d’en savoir plus sur Mata Hari et les sombres époques, et épreuves, qu’elle aura traversé. Les biotopes ont toujours cet avantage de nous faire apprendre plein de choses, et à minima aident à déconstruire les idées reçues et images simplistes que l’Histoire nous force à créer pour nous souvenir de personnages mythiques, souvent décrits de manière plus rocambolesques que dans la réalité. En bref, un livre à lire si vous n’attendez pas de grandes révélations.

Résumé :

Les auteurs, Bertrand et Elsa, sont partis 6 mois aux confins de l'Europe, 24 pays / 35 000 kilomètres, et ont produit au fil de ce voyage des contenus (textes et images), fédérant des milliers d'adeptes et d'aspirants au voyage en van,  rassemblés dans cet ouvrage. Rencontres, témoignages, recettes, astuces pratiques, éco-gestes, bienfaits du voyage, activités sportives ou culturelles… et bien sûr des paysages, tout pour se donner les moyens de programmer un voyage de rêve… dans un palace de 6 m2, et l'infini pour terrain de jeu !

 

Mes impressions :

Le livre de Bertrand et Elsa est sans conteste un très bel ouvrage, dans lequel ils ont mis beaucoup de cœur et de temps. Les photos sont superbes et invitent à l’évasion. Beautés de l’Europe, jolies surprises, tips pour les spots à dodo, plein de bonnes choses à cueillir sur le chemin, ou encore jolies rencontres sont au rendez-vous. Seul bémol peut être, les itinéraires proposés sont succincts, car parcourir l’Europe en 6 mois suppose de passer rapidement dans chaque pays, et de n’en noter que quelques points d’intérêts principaux. On aurait envie de plus de détails sur chaque destination, histoire de planifier de jolis trips-vacances dans des contrées pas trop éloignées ! Mais qui sait, cela est peut-être pour bientôt ? En tout cas, un must have pour tous les fans de voyage à roulettes, à laisser sur la table du salon pour le feuilleter régulièrement, et choisir au hasard la destination du prochain roadtrip. « C’est le jeu ma pauvre Lucette ! ».

Ce que j'ai préféré? L'ambiance carnet de voyage qui se dégage des récits.. On a vraiment l'impression qu'ils NOUS parlent et nous livrent leurs pensées quotidiennes, au fil du temps! 

Résumé :

Dans ce livre vrai, des idées pour transformer un fourgon en cabane roulante, établir ses routes, faire du camping sauvage, un cookbook avec des recettes de trois fois rien, une petite cuisine de vadrouille à peine plus compliquée que celle du pique-nique. Et une vingtaine de repas de rois à se cuisiner (une façon inédite) au thermoplongeur lorsqu'on est en panne de gaz.

 

Mes impressions :

Encore un livre très esthétique, qui vaut cette fois le coup d’être glissé dans une portière de van ! Tant les petites idées que les recettes seront utiles, même s’il faut bien l’avouer, tout n’est pas si facilement réalisable. Mais rien que pour les jolies photos et les petits accessoires (et détournements d’objets), ce livre fera un joli cadeau pour les fans de vanlife ou pour donner envie à ceux qui n’y pensent pas encore. Il se lit très facilement, presque comme un roman. Mention spéciale aux pages recettes avec les produits locaux… On salive devant les mets méditerranéens… A reproduire dans la cuisine d’un appart également ;) J'aime beaucoup le format « de poche » qui en fait un allié peu encombrant, mais qui conserve une jolie mise en page. Un plus? les ressources et liens utiles en fin de livre.

 

Résumé :

Éric Valli est parti sur le continent nord-américain à la rencontre d'hommes et de femmes qui un jour ont tout quitté pour vivre au plus près de la nature, pour fuir le stress des villes, le règne de l'hyper-consommation, pour revenir à l'essentiel : être libres, et vivre en harmonie avec eux-mêmes et leur environnement.

 

Mes impressions :

On m’a offert ce livre, avec une petite confession prononcée à mi-voix : « Attention, tu pourrais bien partir vivre dans les bois, en tout cas moi, ça me donne envie! ».  Et ce n’est pas complètement faux… J’y pense certains jours, depuis que j’ai tourné les premières pages de ce rêve sur papier ! Ce livre est, au-delà d’un bel enseignement, un parfait « coffee table book », qui se lit mais aussi et surtout se feuillette. Une fois la lecture réalisée, une fois la découverte de ces univers passée, on renouvelle la plongée en eaux claires à chaque fois qu’on tourne les pages du livre, qu’on laisse nos yeux dériver sur les superbes photos qui illustrent l’ouvrage.

Poétique et qui fait réfléchir, il montre que d’autres options sont possibles. Ce livre est une jolie manière de se sensibiliser au mouvement off-the-grid, en plein essor dans certains pays. L’auteur, et photographe, a su nous raconter la vie de ces humains qui décident de sortir du système pour revenir aux « vraies » choses. Sans tomber dans la totale caricature, on découvre parfois que ces choix relèvent plus d’une décision personnelle que d’un véritable engagement militant. Intéressant, et beau !

Résumé :

Ils sont partis tôt. La journée promet d'être sublime comme savent parfois l'être ces latitudes tourmentées, le ciel d'un bleu profond, liquide, de cette transparence particulière aux Cinquantièmes Sud. Pas une ride à la surface, Jason, leur bateau, semble en apesanteur sur un tapis d'eau sombre. Les albatros, en panne de vent, pédalent doucement autour de la coque. Ils ont tiré l'annexe bien haut sur la grève et longé l'ancienne base baleinière. Les tôles rouillées, dorées par le soleil, ont un petit air guilleret, mêlant les ocres, les fauves et les roux. Abandonnée des hommes, la station est réinvestie par les bêtes, celles-là mêmes que l'on a si longtemps pourchassées, assommées, éventrées, mises à cuire dans les immenses bouilleurs qui, maintenant, tombent en ruine. Au détour de chaque tas de briques, dans les cabanes écroulées, au milieu d'un fouillis de tuyaux qui ne vont plus nulle part, des groupes de manchots circonspects, des familles d'otaries, des éléphants de mer se prélassent. Ils sont restés un bon moment les contempler et c'est tard dans la matinée qu'ils ont commencé à remonter la vallée. «Trois bonnes heures», leur avait dit Hervé, l'une des rares personnes à être jamais venues ici. Sur l'île, dès que l'on s'éloigne de la plaine côtière, on quitte le vert. Le monde devient minéral ; rochers, falaises, pics couronnés de glaciers. Ils vont d'un bon pas, s'esclaffant comme des collégiens en vadrouille, devant la couleur d'une pierre, la pureté d'un ruisseau. Arrivés au premier ressaut, avant de perdre la mer de vue, ils font une autre pause. C'est si simple, si beau, quasi indicible. La baie encerclée de tombants noirâtres, l'eau qui scintille comme de l'argent brassé sous la légère brise qui se lève, la tache orangée de la vieille station et le bateau, leur brave bateau, qui semble dormir, les ailes repliées, pareil aux albatros du matin. Au large, des mastodontes immobiles, blanc-bleu, luisent dans la lumière. Rien n'est plus paisible qu'un iceberg par temps calme. Le ciel se zèbre d'immenses griffures, nuages sans ombre de haute altitude, que le soleil ourle d'or. Ils restent longtemps fascinés, savourant cette vision. Sans doute un peu trop longtemps. Louise note que ça grisaille dans l'ouest et ses antennes de montagnarde se déplient, en alerte. «Tu ne crois pas qu'on ferait mieux de rentrer, les nuages arrivent.» Le ton est faussement enjoué, mais l'inquiétude perce. «Sûrement pas ! Ah, toi, il faut toujours que tu te biles. Si ça se couvre, on aura moins chaud.»

 

Mes impressions :

Ce livre est étrange. Il m’a un peu désarçonnée, mais je ne peux vous dire pourquoi, au risque de vous spoiler complètement l’histoire ! Dans un premier temps, on s’identifie un peu à ce couple, la trentaine, qui décide de quitter son cocon parisien et qui part faire le tour du monde en bateau. Des envies d’aventures, des envies de sortir de cette routine professionnelle et personnelle qui doucement s’installe. On navigue avec eux brièvement sur les mers du globe, pour arriver très vite sur cette île qui verra se dérouler une très grande partie de l’histoire. Vous ne l’aurez peut-être pas deviné à la lecture du résumé ( peut-être dans le titre ?), mais les amoureux vont bientôt se retrouver seuls, face à leur destin, sans autre option que se soutenir mutuellement pour parvenir à survivre. Mais la vie n’est pas si simple, et la Nature n’est jamais loin. La deuxième partie du livre est aussi très intéressante, bien que complètement différente de la première. Isabelle Autissier semble réussir plutôt bien le mélange des genres, entre roman d’aventure et de survie, et roman décrivant cruellement les sentiments contradictoires qui hantent les âmes des naufragés, qu’ils le soient encore ou ne le soient plus. La question est, une fois sauvé, l’est-on vraiment ? Bref, je vous recommande chaudement ce livre, qui vous fera peut-être vous interroger sur la nature humaine. J’espère ne vous en avoir pas trop dit !

Et le meilleur pour la fin...

 

Le résumé :

Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement "Wood Wide Web". La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l'ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.

 

Mes impressions :

J’ai attrapé cet ouvrage par hasard sur l’étagère d’un bureau de presse, lors d’un passage en gare, attirée par la page de garde et la 4ème de couverture. Grand bien m’en a pris. Il y a de ces livres qui changent votre vision du monde, et votre vie. Ce livre en est un pour moi, en tout sincérité ! Plus de promenade en forêt ou en ville sans que des bribes de cet ouvrage me reviennent, pas une conversation avec des proches sans que je place un de ces beaux apprentissages. Passionnant, révélateur et formateur, tout en étant facile à lire, abordable et léger. L’auteur est souvent décrit comme un conteur. Oui, complètement, on est embarqué dès les premiers paragraphes. L’utilisation d’une terminologie et d’un vocabulaire humanisant, s’appuyant pourtant sur de vraies recherches scientifique, permet de joindre l’utile à l’agréable, et l’on vit avec les arbres : de leur naissance à leur mort, de leurs souffrances à leurs bonheurs, on se prend à rêver de parler leur langage ! Ce livre devrait être mis entre toutes les mains, tant il est beau ! Je ne peux que dire qu’une chose : FONCEZ.

Alors, un livre vous tente? Un autre à recommander dans la même catégorie? 

 

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